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La photographie Sans Trace… C’est quoi?

En tant que photographes, on recommande la plupart du temps des lieux, des randonnées et des idées de photos à nos clients. Nos couples nous font confiance pour leur offrir une expérience extraordinaire hors du commun, photographiquement parlant mais également dans nos interactions avec l’environnement.

Instagram est un média incroyable pour les amateurs de plein air inspirant. De nombreuses photos nous aident à décider où aller pour nos prochaines vacances et à découvrir de nouveaux endroits dans le monde. Ça vous est déjà arrivé de voir une photo sur Instagram et de vous dire « Wow! Faut y aller! » ? Ces photos encouragent les visites dans ces beaux endroits, ce qui accroît le besoin et le désir de les protéger. Il est de plus en plus courant de voir, dans les endroits où les randonnées sont populaires, des pancartes placées afin de contrôler la circulation dans des endroits menacés de surexploitation. Et malheureusement, force est de constater que plusieurs ne se rendent pas compte de l’impact de leurs agissement ou PIRE s’en foutent royalement!

Le revers de ces photos incroyables est que certains utilisateurs peuvent se mettre en danger, mettre en danger la faune ou des écosystèmes fragiles… tout ça pour avoir LA shot! Trop souvent, on voit des photographes donner de mauvais exemples de la manière de traiter la nature ou prendre des risques parfois fatals. Est-ce que notre vie ne vaut qu’une seule photo? Wikipedia fait même un triste recensement dans lequel on apprend qu’entre octobre 2011 et novembre 2017, 259 personnes sont mortes en tentant de prendre un selfie!

Retour en arrière. Dans les années 1960-1970, la création et la facilité d’accès à de nouveaux équipements de loisirs et de camping tels que des poêles à gaz, des tentes synthétiques et des matelas de couchage ont entraîné une augmentation du nombre de visiteurs dans les parcs nationaux des États-Unis. Au cours de ces décennies, le United States Forest Service, le Bureau of Land Management et le National Park Service ont commencé à apprendre aux visiteurs à avoir un impact minimal sur le territoire. En 1987, les trois départements ont mis au point un dépliant intitulé « Leave No Trace Land Ethics ».

Avance rapide. L’organisation Leave No Trace a depuis fait des petits partout dans le monde. Sans Trace Canada a été fondé entre autre par Mountain Equipment Co-op (MEC), Parcs Canada et Aventure Ecotourisme Quebec et a pour but de promouvoir l’usage responsable des aires naturelles par l’entremise de l’éducation, de la recherche et de partenariats.

En réaction aux malheureuses prouesses de certains, de nombreux photographes s’intéressent aujourd’hui à la notion de la photographie Sans Trace. La Leave No Trace photography.

Mais concrètement, ça veut dire quoi?

Voici des principes qu’on respecte du mieux qu’on peut, avec notre meilleur jugement, pour nous protéger et protéger l’environnement dans lequel on est.

 

On est préparés et on sait où on s’en va.

 

On cherche à l’avance pour savoir quels risques on pourrait rencontrer, quels permis on aura besoin et quelles conditions météorologiques on pourrait rencontrer.

Par exemple, lorsqu’on voyage pour un mariage ou une séance, on arrive toujours à l’avance pour repérer les lieux. On a toujours en tête un autre emplacement en cas de conditions météorologiques extrêmes.

Lorsque qu’on photographie dans des endroits touristiques, on recommande généralement à nos clients de se lever tôt et de prendre des photos au lever du soleil pour éviter les foules. Ça minimise également les dommages causés aux zones touristiques populaires au fil du temps. En plus la lumière est toujours meilleure 😉

 

On reste sur les surfaces durables.

 

Saviez-vous que certains des endroits les plus photographiés en Islande doivent être périodiquement fermés au public pendant plusieurs semaines, voire même des mois, parce que les visiteurs n’en respectent pas les sentiers? Et que ce non respect a un impact profond sur la beauté même qui fait la renommée de ces endroits…

Il y a des pancartes littéralement PARTOUT vous demandant à ne pas marcher à l’extérieur des sentiers. Au-delà des limites, le sol est extrêmement fragile et les plantes qui y poussent sont si sensibles que nos pas les piétinent et endommagent le sol.

[quote]Une surface durable, c’est quoi? Un sentier existant, une dalle rocheuse, du gravier, de l’herbe sèche, du sable, de la neige…[/quote]

Même si cela signifie sacrifier LA shot épique, on reste sur une surface durable. C’est même l’occasion de faire preuve de créativité et de s’obliger à voir les choses différemment.

 

 

On est conscients qu’on n’est pas les seuls sur la planète…

 

Ce n’est pas parce qu’on prend des photos de nos clients que les autres visiteurs n’ont pas le droit de profiter du paysage.

Faut parfois apprendre à partager le paysage avec d’autres.

On respecte les autres photographes et les autres visiteurs et ça ne diminue en rien notre expérience. On a même constaté que la plupart des gens sont généralement respectueux et gardent leurs distances pour nous permettre de prendre la photo dont on a besoin. Et s’il y a des gens autour de nous, y’a toujours Photoshop à la rescousse!

 

On fait de notre mieux pour prendre soin des lieux sauvages.

 

En tant que photographes, on a beaucoup d’influence sur la façon dont les gens voient et traitent ces lieux, et parfois ce sont nos photos qui inspirent les gens à les visiter.

On doit respecter les normes en matière de protection du plein air et même éduquer les autres à faire de même!

On croit que ça ne vaut pas le coup de faire une shot épique si on a endommagé l’environnement ou mis en danger sa santé et sa sécurité ou celle des personnes photographiées pour faire la photo.

 

On prend la responsabilité des lieux qu’on photographie et des photos qu’on partage.

 

On ne veut pas dire qu’on ne peut pas interagir avec l’environnement. Au contraire! On croit fermement qu’on devrait en profiter au maximum. En général, on essaie d’éviter que nos couples choisissent de se faire photographier dans les lieux les plus touristiques. Ça permet d’avoir plus de liberté pour sortir des sentiers battus et découvrir des endroits vraiment sauvages. On connaît tellement de petits trésors cachés dans lesquels on aime photographier. C’est pas seulement pour faire des photos originales, mais pour réduire notre impact dans des lieux très fréquentés et pour offrir une expérience plus intime à nos clients.

[quote]On ne veut surtout pas faire la morale à personne et prétendre que tous nos comportements sont parfaits, mais on est conscients de l’impact qu’on a sur la nature et on fait de notre mieux…[/quote]

 

 

On pense à notre sécurité et la vôtre.

 

On ne se le cachera pas. Patrick et moi on espère avoir encore bien des années à vivre et à faire le métier qu’on a choisit. Y’a encore trop d’endroits sur la planète qu’on a pas encore vus pour risquer de ne pas y aller un jour. Pis on pense qu’il en est de même pour tout le monde. Alors, on est prudents. Et on s’assure que nos clients le sont aussi.

Par exemple, lorsqu’on fait des séances en bord de mer, on s’assure de connaître les heures des marées pour ne pas être pris au piège. Quand on photographie au-dessus ou en contrebas d’une falaise, on s’assure de respecter les distances d’approche.

On est tous d’accord? Notre vie, comme la vôtre, vaut plus qu’une photo. Point à la ligne.

 

En tant que photographes, on est conscients de l’influence qu’on a sur la façon dont les gens voient et traitent les lieux sauvages. On devrait tous faire de notre mieux pour en prendre soin. C’est pourquoi on prend la responsabilité de respecter les principes de la photographie Sans Trace et d’éduquer les autres à faire de même.

 

Pour en connaître davantage, consultez www.sanstrace.ca.

 

La photographie Sans Trace… C’est quoi?

La photographie Sans Trace… C’est quoi?

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